Le stock affiché n’est pas le stock disponible
Le stock disponible correspond aux unités encore vendables après réservation des commandes. Le stock physique désigne la quantité enregistrée dans le dépôt ; le stock publié, la dernière quantité envoyée à chaque canal. Pour comprendre une survente, reconstituez la chronologie de la commande jusqu’à cet export.
L’essentiel
- Pour diagnostiquer une survente, suivez un seul SKU. Le premier horodatage où les valeurs divergent indique l’étape à contrôler.
- Avec 120 unités physiques et 18 réservées, 102 restent vendables. Les 18 autres sont encore en rayon, mais déjà promises.
- Réservez l’unité promise à l’import de la commande. Les exports peuvent partir toutes les cinq minutes, puis chaque canal applique son propre délai.
- Traitez le stock fournisseur séparément. Vérifiez la fraîcheur du fichier, le SKU, la quantité et le délai avant toute publication.
- myFulfillment centralise les commandes, réserve le stock à l’import et renvoie la quantité disponible aux canaux connectés.
À 10 h 02, la dernière unité d’une référence est vendue sur une marketplace. À 10 h 03, le site en propre l’affiche encore. Une seconde commande arrive avant le prochain export de quantité. Le stock disponible était déjà nul, mais l’autre canal affichait encore l’état précédent. La survente peut commencer dans cet intervalle de quelques minutes.
Sur une marketplace, la survente finit en annulation, et une annulation faute de stock pèse sur les indicateurs de performance du vendeur. Un moteur de recherche exige que la disponibilité indiquée dans les données produit corresponde à celle affichée sur la page produit et au moment du paiement.
Un nouvel inventaire ne suffit pas. Pour trouver l’origine du décalage, reconstituez toute la chronologie, de la commande au dernier export de stock.
Comment calculer le stock disponible ?
Le calcul opérationnel tient en une ligne : stock disponible = stock physique − unités réservées aux commandes importées. Le stock physique correspond à ce qui est enregistré dans le dépôt. La réservation retire ce qui a déjà été promis, même si le préparateur n’a pas encore prélevé l’article.
Prenons un SKU avec 120 unités physiques. Dix-huit unités sont affectées à des commandes ouvertes déjà importées. Le stock disponible vaut donc 120 − 18 = 102 unités. Ces 102 unités peuvent encore être promises. Les 18 autres sont toujours dans l’entrepôt, mais elles ont déjà un destinataire. Les remettre en vente créerait une disponibilité fictive.
| État de stock | Ce qu’il mesure | Événement qui le modifie | Contrôle de l’opérateur |
|---|---|---|---|
| Physique | Quantité enregistrée dans le dépôt | Réception, prélèvement, correction ou mouvement | Vérifier le comptage et l’emplacement |
| Réservé | Unités affectées aux commandes importées | Import, annulation ou changement de commande | Contrôler les commandes ouvertes |
| Disponible | Physique moins réservé | Recalcul après mouvement ou réservation | Déterminer ce qui reste vendable |
| Publié | Dernière quantité envoyée à un canal | Export de disponibilité | Comparer la valeur et l’heure d’envoi |
Exemple : les 18 unités réservées restent physiquement en rayon, mais elles ne doivent plus être proposées à un autre acheteur.
Les libellés varient selon les outils. L’opérateur, lui, doit savoir combien d’unités il peut encore promettre.
Pourquoi le stock affiché peut-il être faux ?
Le stock affiché peut être exact au moment de son export et faux quelques instants plus tard. Chaque système a son horloge : le canal enregistre la vente, l’OMS importe la commande, le moteur réserve l’unité, puis l’OMS renvoie la disponibilité mise à jour aux autres canaux. Si l’une de ces étapes manque ou arrive en retard, deux écrans affichent chacun une valeur plausible, mais qui ne décrit pas le même instant.
Dans myFulfillment, une commande payée ou validée est réservée lorsqu’elle est importée. La réservation n’a donc pas lieu avant que la commande soit entrée dans l’OMS. Une fois l’import effectué, le stock disponible est recalculé. Les exports de disponibilité de myFulfillment peuvent être cadencés toutes les cinq minutes. Ce réglage décrit la fréquence d’envoi depuis l’OMS ; le délai de prise en compte dépend ensuite de chaque canal.
- Étape 1Commande importée
La commande payée entre dans l’OMS.
- Étape 2Réservation à l’import
La quantité est réservée dès l’import.
- Étape 3Stock disponible recalculé
Le stock réservé est déduit du stock physique.
- Étape 4Export vers les canaux
Les exports peuvent être cadencés toutes les cinq minutes ; le délai de prise en compte dépend du canal.
La réservation intervient à l’import de la commande. L’export suit une cadence configurée, puis chaque canal applique la mise à jour selon son propre délai : il ne s’agit pas de temps réel de bout en bout.
Cette nuance change le diagnostic. Si deux ventes portent sur la dernière unité, cherchez d’abord quand chaque commande a été créée, puis importée. Comparez ensuite l’heure de réservation et la dernière quantité envoyée à l’autre canal. Recoupez les horodatages disponibles pour repérer l’étape où les valeurs commencent à diverger.
Une annulation pose le problème inverse. L’unité réservée doit redevenir disponible, puis être republiée. Si le statut de commande ne remonte pas ou si un SKU ne correspond plus à la bonne référence, la marchandise existe mais reste indisponible à la vente. C’est le symptôme que les équipes résument par « on se met en rupture alors qu’on a encore du stock ».
L’écart entre le registre et le rayon n’a rien de nouveau. En 2008, DeHoratius et Raman l’ont relevé dans 65 % de quelque 370 000 enregistrements de stock, répartis dans 37 magasins physiques.
90 % : bon niveau · 95 % : niveau d’excellence
Variante en rupture, une tonne de cire en stock
300 kg → 1 000 kg vendables par parfum
Minimums du tableur jamais remis à jour
15 à 20 → 0 rupture mensuelle sur les meilleures ventes
Ventes d’un canal non déduites des autres
Surventes arrêtées, expédition le jour même
Comment éviter la survente en multicanal ?
Pour réduire le risque de survente, centralisez le calcul du stock disponible avant de multiplier les canaux. Un site, deux marketplaces et un portail B2B ne doivent pas chacun déduire leurs ventes d’une copie isolée du stock. Ils doivent remonter leurs commandes dans le même OMS, qui réserve les unités et renvoie une quantité disponible cohérente.
Le contrôle se fait dans cet ordre :
- Importez la commande avec un identifiant unique, puis vérifiez le statut déclencheur et la correspondance du SKU.
- À l’import, réservez l’unité promise avant le prélèvement physique.
- Recalculez la disponibilité par dépôt et par SKU. Une unité située dans un dépôt non affecté au canal ne doit pas y être vendable.
- À chaque export, consignez l’heure, le canal, le SKU et la quantité envoyée.
- Traitez chaque rejet d’API ou de fichier au lieu de le laisser dans les journaux techniques.
Un e-commerçant du secteur maison et jardin suivait ses commandes et ses stocks dans cinq interfaces et un tableur. La fragmentation produisait des surventes sur une marketplace quand un autre canal avait déjà vendu l’article. Après la centralisation de ses commandes multicanales, les incidents de survente ont disparu chez ce marchand et l’expédition le jour même est devenue la norme.
Le guide de la visibilité sur une marketplace détaille les conséquences opérationnelles d’une annulation. Une marketplace classe une annulation inattendue faute de stock comme défaut de transaction. Une quantité publiée est une promesse faite au client.
Le stock fournisseur doit-il compter comme disponible ?
Le stock fournisseur peut élargir ce que vous vendez, à condition de rester un état séparé du stock détenu en propre. Une quantité annoncée dans un fichier fournisseur n’est pas présente dans votre dépôt. Elle dépend de la fraîcheur du fichier, de la correspondance des références et du mode de traitement de la commande : livraison directe, cross-docking ou commande fournisseur.
Dans les états de stock de votre boutique en ligne, un stock en route vers votre propre dépôt reste « entrant » jusqu’à sa réception. Pour un moteur de recherche, le statut « en cours de réapprovisionnement » s’applique lorsque le produit n’est pas disponible pour le moment mais que vous continuez à accepter des commandes ; une date de disponibilité doit alors être affichée. Un stock fournisseur réellement disponible pour une livraison directe ne relève d’aucun de ces deux statuts : publiez-le comme une quantité à part, avec son propre délai de livraison.
myFulfillment peut synchroniser un stock fournisseur depuis une URL, un dépôt FTP ou un fichier CSV. Le système oriente ensuite la commande selon la disponibilité et les règles configurées. La priorité reste définie par l’opérateur, par exemple le stock détenu en propre avant un fournisseur principal désigné. myFulfillment ne choisit pas automatiquement le fournisseur le moins cher.
Quantité disponible dans les entrepôts sélectionnés
Quantités reçues par URL, FTP ou CSV
Stock en propre, puis fournisseur désigné selon les règles choisies
Quantité transmise aux canaux connectés
La priorité entre les sources de stock reste définie par l’opérateur.
Avant de rendre une quantité fournisseur disponible à la vente, contrôlez quatre champs : l’heure du dernier fichier, le SKU fournisseur associé, la quantité transmise et le délai promis au canal. Si le fichier date d’hier, afficher dix unités aujourd’hui ne prouve pas qu’elles soient encore disponibles à la commande. Si deux fournisseurs proposent la même référence, la désignation du fournisseur principal et les règles de priorité doivent être lisibles par l’équipe.
Un cas myFulfillment documente le passage d’un catalogue limité au stock propre vers un catalogue combinant stock propre et stock fournisseur, avec l’automatisation de la création des bons de commande auparavant manuels. Pour le parcours de réception et de réexpédition, consultez le guide du cross-docking e-commerce.
Pour diagnostiquer l’écart, remontez la piste d’un seul SKU
Choisissez un SKU et une commande concernés par l’incident. Un chiffre global sur le catalogue masque les doublons de référence, les dépôts mal affectés ou les statuts bloqués. Rassemblez ensuite ces éléments :
- heure de création de la commande sur le canal ;
- heure et statut de son import dans l’OMS ;
- quantité physique avant et après le mouvement ;
- quantité réservée avant et après l’import ;
- stock disponible recalculé ;
- dernier export envoyé à chaque canal et, lorsqu’il existe, son accusé de réception ;
- dépôt, SKU du canal et référence maître utilisés ;
- ajustement manuel, transfert ou annulation intervenus dans l’intervalle.
Commencez par le premier horodatage où les valeurs divergent. Si la commande n’est pas importée, inspectez le connecteur et le statut de la commande côté canal. Si elle est importée sans réservation, vérifiez la règle de commande et l’association du SKU. Si le stock disponible est correct dans l’OMS mais faux sur un canal, inspectez le dernier export et, s’il existe, son accusé de réception. Si tout est cohérent dans les systèmes mais pas dans le rayon, lancez un comptage ciblé et vérifiez l’historique des mouvements.
Ce diagnostic sépare aussi la disponibilité du réapprovisionnement. Quand l’écart vient d’un événement mal transmis, corrigez le flux. Quand le stock est réellement épuisé et que la question devient de savoir quand et combien commander, passez à la méthode de réapprovisionnement e-commerce. La cadence d’analyse, le point de commande et les règles min-max sont traités dans ce guide dédié.
Dans myFulfillment, suivez la commande jusqu’à l’export
myFulfillment centralise les commandes et réserve leurs unités à l’import. Il recalcule ensuite le stock disponible avant de l’exporter vers les canaux connectés. L’équipe peut alors comparer les horodatages disponibles pour repérer l’étape où les valeurs ont divergé.
La page gestion des stocks myFulfillment présente le périmètre logiciel. Dans un diagnostic, commencez par un SKU qui a déjà provoqué une survente ou une rupture déclarée à tort. Reprenez les quatre états du tableau pour ce SKU. Le premier horodatage divergent indique où poursuivre l’enquête.
Questions fréquentes
Le stock disponible est la quantité encore vendable après réservation des commandes. On le calcule à partir du stock physique enregistré. Il peut être inférieur à ce que vous voyez dans le dépôt, car des articles encore en rayon ont déjà un destinataire.
Soustrayez les unités réservées du stock physique. Avec 120 unités physiques et 18 unités réservées à des commandes importées, le stock disponible vaut 102. Le calcul doit être refait après chaque import, annulation, réception ou mouvement qui change l’un des deux états.
Le stock physique correspond aux unités enregistrées dans le dépôt. Le stock disponible correspond aux seules unités qui peuvent encore être promises. Une unité réservée reste physiquement sur l’étagère jusqu’au prélèvement, mais elle sort déjà du disponible pour empêcher une seconde vente.
Un stock disponible négatif signale que les engagements dépassent la quantité physique enregistrée. Cherchez une commande importée avant une correction de stock, une vente autorisée malgré une quantité nulle, un doublon de commande ou un mouvement manquant. La comparaison des horodatages permet de repérer le premier écart.
Centralisez les commandes, réservez chaque unité lors de son import, puis republiez la quantité disponible vers les canaux connectés. Contrôlez aussi les rejets d’export et les associations de SKU. Une synchronisation fréquente réduit la fenêtre de risque, mais ne remplace pas la traçabilité des événements.
Il peut alimenter une quantité disponible si sa source, sa fraîcheur et son mode de traitement sont contrôlés. Gardez-le distinct du stock détenu en propre. Définissez un fournisseur principal et des règles de priorité, puis adaptez la promesse de délai au parcours choisi.
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Vos stocks, votre préparation et vos expéditions influencent vos ventes sur les marketplaces. Jonathan Coloma, COO de Repiauto, raconte le passage de 300 à 1 000 commandes par jour en deux ans. Il revient sur les limites du papier, les ERP inadaptés à ses besoins, un délai de quinze jours annoncé pour le démarrage et la réorganisation de ses journées.
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