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Vos opérations freinent-elles vos ventes sur les marketplaces ?

Vos stocks, votre préparation et vos expéditions influencent vos ventes sur les marketplaces. Jonathan Coloma, COO de Repiauto, raconte le passage de 300 à 1 000 commandes par jour en deux ans. Il revient sur les limites du papier, les ERP inadaptés à ses besoins, un délai de quinze jours annoncé pour le démarrage et la réorganisation de ses journées.

David ButinAnimé parDavid Butin · E-commerce Expert
Animé par
David Butin

L’essentiel

  1. Jonathan (Repiauto) a qualifié les 300 commandes par jour de « seuil psychologique » : en pratique, dès 200, les gérer sur papier entraînait déjà embauches, stress et erreurs.
  2. Les ERP consultés ne répondaient pas au besoin de Repiauto : commander, réceptionner, préparer et expédier en quatre heures.
  3. Repiauto : près de 80 % des commandes contiennent un seul produit et rejoignent directement la table de préparation. Les autres sont préparées une fois tous leurs articles disponibles.
  4. Deux visites sur site ont dégagé du temps pour 100 à 200 commandes supplémentaires. Pour Jonathan (Repiauto), un outil inutilisé coûte immédiatement cher.

La checklist

Une checklist d’une page pour passer votre flux en revue, branche par branche.

« On préparait les colis dans la rue, c’était n’importe quoi. » Jonathan Coloma, COO et cofondateur de Repiauto, décrit sans détour l’entrepôt de ses débuts : 300 commandes par jour, des achats passés de mémoire, fournisseur par fournisseur. Repiauto, 2026, 14:39.

Vos erreurs logistiques réduisent votre visibilité

Quatre problèmes logistiques ont des conséquences directes sur les ventes : une rupture non détectée rend l’offre inactive et le produit invisible ; une survente entraîne l’annulation de la commande et fait baisser la note vendeur ; une erreur de préparation déclenche une réclamation, un retour et un avis négatif ; un retard d’expédition rompt la promesse et fait perdre la Buy Box.

Le mécanisme
Vos erreurs logistiques réduisent votre visibilité
Quatre problèmes et leurs conséquences.
  1. Rupture non détectée
    Offre inactive. Le produit devient invisible.
  2. Survente
    Commande annulée. La note vendeur baisse.
  3. Erreur de préparation
    Réclamation, retour, avis négatif.
  4. Retard d’expédition
    Promesse rompue. Buy Box perdue.
Sur votre site e-commerce aussi
La conversionLes avis clientsLe réachat
Diapositive de David Butin, webinaire Boostmyshop du 16 septembre 2026 (à l’écran vers 00:07:01 du replay).

Amazon explique en 2026 qu’une offre en rupture ne peut pas obtenir la Buy Box. Expédier le bon article et respecter les délais favorisent sa sélection.

Publiez les stocks disponibles et les délais que l’entrepôt peut tenir. Pour rester compétitif, suivez aussi les coûts d’achat, de traitement et d’erreur. Selon l’animateur, à cinq commandes par jour, « je pense que vous pouvez le faire très bien ». La gestion manuelle se complique dès que l’on dépasse « peut-être » trente ou cinquante commandes. David Butin, 2026, 12:53.

Jonathan Coloma a rencontré trois de ces quatre problèmes chez Repiauto. Repiauto, 2026, 14:39.

Chez Repiauto, dès 200 commandes, le papier compliquait la préparation

Jonathan et son associé fondent Repiauto fin 2019, avec un lancement prévu juste avant le confinement. Jonathan a travaillé dans le secteur de la pièce automobile et dans l’e-commerce au sein de grands groupes. Il identifie un besoin non couvert dans cette catégorie de produits et se lance sur les marketplaces, « un levier rapide pour faire des commandes ». Repiauto, 2026, 14:39.

Il revient sur l’angle mort sans rien enjoliver : « quand tu es tout seul, c’est que tu gères sur du papier, que tu commets des erreurs, que tu envoies des pièces qui peuvent arriver cassées, tu sais même pas à combien tu achètes ». On vend, donc on croit gagner. L’équipe atteint 300 commandes par jour « difficilement ». Lui-même relativise le chiffre : 300, « c’était un seuil, on va dire, psychologique » ; dès 200 commandes gérées ainsi, c’est de l’embauche, du stress et des erreurs. Repiauto, 2026, 18:48.

Commander et expédier en quatre heures : le besoin de Repiauto

La recherche d’un ERP logistique tourne court. Il contacte les éditeurs de référence du marché avec une demande simple : commander, réceptionner, préparer, expédier en quatre heures. Il rejoue la scène : « Ils nous regardaient avec des yeux, mais ce mec est complètement fou. » Repiauto, 2026, 14:39.

Son diagnostic est net : des outils connus, chers, des projets de six mois à un an. Ces offres répondent « à la problématique d’énormes structures qui ont plusieurs entrepôts, mais pas à des e-commerçants, parce que nous, le e-commerce, on gère de l’urgence ». Repiauto, 2026, 32:08.

Lors de son premier appel avec Olivier, côté Boostmyshop, il s’attend à un an et s’entend annoncer quinze jours. Sa réaction : « Il est pire que moi, ce mec. » Le démarrage est chaotique pendant un ou deux jours ; suivent « pas mal d’adaptations ». Repiauto, 2026, 14:39.

Suivez la commande de l’achat fournisseur à l’expédition

Le processus d’approvisionnement détermine auprès de quel fournisseur il est le plus avantageux d’acheter, à partir du coût du transport et de règles maison, puis vérifie la disponibilité : « grâce à myFulfillment, on est aussi branché en direct sur le stock de tous nos fournisseurs ». Une à deux personnes commandent toute la journée, et l’automatisation de ces achats par API était en chantier au moment du direct. Repiauto, 2026, 25:25.

Près de 80 % des commandes sont mono-produit. À la réception des produits, les commandes mono-produit sont dirigées vers la table de préparation pour l’étiquetage. Les autres commandes sont préparées une fois tous leurs articles disponibles. Repiauto, 2026, 25:25.

Une journée de cross-docking à 1 000 commandes
  1. 8 h
    Commande reçue
    tous canaux
  2. 8 h 05
    Achat auprès du fournisseur
    selon le stock fournisseur disponible en temps réel
  3. 9 h
    Marchandise reçue et scannée
    navettes en continu
  4. 10-11 h
    Préparée et expédiée
    près de 80 % des commandes en mono-produit
  5. Début d’après-midi
    Départ des camions
    selon la distance à parcourir
1 500-1 600
pièces reçues par jour
24 h
délai d’expédition annoncé
48-72 h
délai de livraison annoncé
Journée type décrite par Jonathan Coloma (Repiauto), webinaire Boostmyshop du 16 septembre 2026 (00:23:59, 00:25:25, 00:40:44 du replay).
Le stock de référence et sa fréquence de mise à jour
Stocks fournisseurs
flux connectés
myFulfillment
centralise le stock de référence
Site e-commercetoutes les 5 minutes
directement depuis myFulfillment
Marketplacestoutes les heures
Agrégateur de flux
Architecture décrite par Jonathan Coloma (Repiauto), webinaire Boostmyshop du 16 septembre 2026 (00:45:17 et 00:46:11 du replay). Jonathan estime à 5 minutes l’intervalle entre deux mises à jour.

Un autre distributeur de pièces de carrosserie a automatisé ses achats fournisseurs et sa réception en cross-docking.

Automatiser les achats et la réception en cross-docking
100 %automatisé

Le distributeur a automatisé les achats fournisseurs et la réception en cross-docking.

Le temps de transit d’une commande mono-produit se compte en minutes, contre des heures auparavant.

Source : Boostmyshop, 2026, distributeur de pièces de carrosserie. Traitement en cross-docking : manuel → 100 % automatisé. Transit mono-produit : heures → minutes.

Les données de stock servent aussi à la vente : « myFulfillment me donne aussi les dispos sur mon site e-commerce, ce qui me permet de vendre uniquement ce qui est disponible. » Le stock disponible à la vente détermine les quantités que vous pouvez proposer.

Les annulations et les retards pénalisent votre compte vendeur

Les robots « vérifient tes avis, vérifient ton historique ». Ils contrôlent aussi que les délais annoncés sont tenus. Amazon indique un taux de commandes défectueuses inférieur à 1 % et un taux d’expéditions en retard inférieur à 4 % (Amazon, 2024).

Pour la période antérieure à l’accès en direct aux disponibilités fournisseurs, il estime le taux de remboursement : « 10 ou 20 % des commandes qu’on prenait, on remboursait ». Jonathan évoque les commissions qu’il dit avoir supportées : « de mémoire, je crois 15 ou 18 % de frais », et « Amazon rembourse pas les frais » (barème Amazon.fr Auto et Moto : 15 % jusqu’à 50 euros, puis 9 %, 2026). Repiauto, 2026, 27:50.

Il se disait « le premier à pas vouloir payer pour des outils ». Il ajoute : « j’ai perdu des milliers et des milliers d’euros pour ne pas utiliser une solution comme Boostmyshop ou un agrégateur de flux ». Ces pertes s’ajoutent aux effets sur la Buy Box Amazon. Repiauto, 2026, 29:34.

Évaluez l’accompagnement autant que le logiciel

Ce qu’il met en avant n’est pas une fonctionnalité : Olivier est venu deux fois chez eux. « Vous voyez un peu la manière dont on travaille et vous nous dites : mais attends, si je te fais ça comme ça, est-ce que ça t’aiderait ? Ah bah oui, je gagne 10 minutes sur l’envoi. » Il fait le calcul : « 10 minutes plus 10 minutes plus 10 minutes plus 10 minutes, tu gagnes tout de suite des heures, et ça te permet d’envoyer 100 ou 200 commandes de plus. » Et il résume : « vous parlez notre langue ». Repiauto, 2026, 32:08.

À ceux qui hésitent, il conseille d’appeler plusieurs éditeurs et de juger l’accompagnement autant que la fiche produit. Sur le prix, il tranche : « si l’outil tu ne l’utilises pas, c’est tout de suite très cher ».

Tout passe par la gestion des commandes, des achats à la logistique.

Réservez l’IA aux tâches où elle reste fiable

Dernière question du direct : l’IA est-elle déjà un sujet chez vous ? Chez Repiauto, elle sert à la création de catalogue, à la veille tarifaire et à quelques automatisations internes. Sur la chaîne logistique, « pas encore trop » : Jonathan Coloma attend que les éditeurs, Boostmyshop compris, en intègrent davantage à leurs outils.

« Il y a IA et IA », précise-t-il aussitôt : pas les assistants grand public. Interrogé sur la possibilité de changer d’échelle sans embaucher, il a « envie de répondre » que oui. Et pour ceux qui ne s’y sont pas encore mis : « s’ils ne s’y intéressent pas déjà, je pense qu’ils sont déjà en retard ».

David Butin partage ce constat, avec une réserve : il faut s’y mettre, mais, dans les opérations, la priorité reste de ne pas utiliser l’IA là où elle n’est pas pertinente, « où finalement on va perdre en qualité ».

Questions fréquentes

Le tarif affiché ne dit pas le coût réel : un outil sous-utilisé reste cher. Jonathan Coloma (Repiauto) : « Le montant de la facture, tu l’as au pied de la facture. » Chez lui, les minutes gagnées se sont traduites par « 100 ou 200 commandes de plus ».

Chez Repiauto, on tablait sur un an ; on lui avait annoncé quinze jours pour l’installation. Le basculement du papier vers la gestion automatisée des stocks a été « chaotique » pendant un ou deux jours, puis l’activité a repris.

Selon Jonathan Coloma (Repiauto), ces outils visent des groupes multi-entrepôts dans le cadre de projets de six mois à un an. Ils répondent à la problématique de ces groupes, mais « pas à des e-commerçants, parce que nous, le e-commerce, on gère de l’urgence ».

Le volume compte moins que le travail annexe : réception, nettoyage, prélèvement, chargement, gestion des manquants, retours. À 1 000 commandes par jour, Jonathan Coloma (Repiauto) avance « je veux pas dire de bêtises… mais je crois qu’on a 15 personnes », encadrement compris.

En ne publiant que ce qui est réellement livrable : une seule source de stock, réservation à la commande, disponibilité fournisseur en direct. Jonathan Coloma : « myFulfillment me donne aussi les dispos sur mon site e-commerce, ce qui me permet de vendre uniquement ce qui est disponible. »

À des intervalles plus courts que votre délai de traitement ; sinon, vous vendez un stock qui n’existe plus. Chez Repiauto, myFulfillment rafraîchit le site toutes les cinq minutes (« je crois, si je dis pas de bêtises ») ; l’agrégateur de flux pousse ce stock vers les marketplaces toutes les heures.

Oui, à condition de connaître leur disponibilité en temps réel et de tenir le délai annoncé. Repiauto travaille majoritairement en cross-docking, avec un catalogue de plus de 30 000 références : « on est aussi branché en direct sur le stock de tous nos fournisseurs ».

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